Retour

Le Péloponèse

16 Mai : Patras - Diakofto (Grèce)

Km parcourus : 73 (Total 784 km)

Dès l'arrivée en Grèce, un petit coucou de la ville de Patras (Péloponèse) depuis le kastel.

17 Mai : Diakofto

La ville de Diakofto est située sur l'isthme de Corinthe à 50km de Patras. Pourquoi s'arrêter ici ? Parce qu'il y a un petit train à crémaillère qui parcourt une vingtaine de km à travers les superbes gorges du Vouraïkos. On s'arrête en chemin à la toute petite gare de Kato Zachlorou, ensuite après une heure de rando sur un sentier muletier on rejoint le monastère de Méga Spiléon. On constate que le guide du RouleTard n'a pas tort, il suffit de suivre les crottes d'âne pour arriver au monastère.

18 Mai : Diakofto - Nafplio (Nauplie)

Km parcourus : 157 (Total 941)

Après une heure de route voici le canal de Corinthe qui sépare le Péloponèse du continent. Long de 6km et large de 25m, la colline semble avoir été taillée au rasoir sur une hauteur de 80m. Il est en service depuis 1893.

C'est un endroit pratique pour le saut à l'élastique.

Quelques mots sur le comportement des motards et des automobilistes : on rencontre très peu de motards et ici c'est un discret appel de phare qui remplace le V de la main. Coté protection, c'est casque au bras, nu-tête, pas de gants et tongue ou basquettes. Quant aux automobilistes, ils roulent à moitié sur la bande d'arrêt d'urgence pour se laisser doubler. Il faut être vigilant, les limitations de vitesse ne sont pas respectées, ni les panneaux Stop. Les grecs roulent vite, et à 110 km/h c'est rageant de se faire doubler par une Toyota Yaris !

19 Mai : Nafplio (Nauplie) : visite du fort Palamède

A Nauplie visite du fort Palamède qui offre une vue superbe sur la ville et le golfe d'Argolide.

20 Mai : Nafplio (Nauplie) - Epidaure

Km parcourus : 56 (Total 997) température : 32°, fait chaud!

Comme dit Josy : "A r'garde la télé, Epidaure..."

Théatre de 12000 places construit 4 siècles avant JC. A n'importe quel endroit jusqu'en haut du thèatre, la voix parvient clairement.

21 Mai : Nafplio (Nauplie) - Thyrinte

Petit trajet en bus pour rejoindre le site archéologique de Thyrinte à proximité de Nauplie. Encore des gros cailloux, la lègende attribue ces blocs de pierre aux Cyclopes, mais en fait ce sont les Mycéniens qui ont construit ces murs (environ 1500 ans avant JeanClaude).

Une archéologue grecque étudie les plans de Thyrinte

22 Mai : Nafplio (Nauplie) - Mystras

Km parcourus : 113 (Total 1110) température : environ 30°

23 Mai : Mystras : visite de l'ancienne cité médiévale

Ici, ça décoiffe trois fois ! D'abord à cause d'un agréable vent frais qui brusquement secoue tout à grandes rafales (gare aux vols planés de casquette et aux coups de soleil sournois), ensuite à cause du l'étendue du site médiéval et du paysage en toile de fond : une ville fantôme, des ruines plus ou moins en bon état, descend le flanc d'une colline qui domine l'immense plaine de Sparte toute piquettée d'oliviers.

Tout commençe par un chateau fort érigé par les Francs (Guillaume de Villehardouin) en 1249 au sommet de la colline naturellement fortifiée de Mystra (nom provenant de "maîtresse" en patois français ou alors du fromage grec "myzithra"). Le site se développe à partir de 1262 quand l'empereur de Byzance le reçoit en rançon, et devient florissant (maisons, palais, églises, monastères, murs d'enceinte). A partir de 1350, la ville, gérée par la famille impériale de Constantinople, devient un important centre culturel (il y eu jusqu'à 20 000 âmes). Le déclin s'amorce à partir de 1460 quand elle tombe aux mains des Turcs, des Vénitens, des Russes, des Albanais

Comme à chaque fois qu'il rentrait de bataille, le seigneur de Villehardouin , heaume en l'air, envoyait un message à sa "Mystra" : "Cours mander le maréchal ferrand, j'égarois encore la clé de ta ceinture..."

Aujourd'hui, on se ballade dans des ruelles-escaliers caillouteux le long des habitations aux murs en lambeaux, mais au détour de l'un d'eux on découvre une église ou un monastère miraculeusement bien conservé (l'un d'eux est toujours habité par des religieuses) ; ce sont les seuls édifices qui ont encore toits, murs,dallages,vestiges de fresques.

24 Mai : Mystras - Marmari

Km parcourus : 114 (Total 1111) température : entre 20 et 25°, et beaucoup de vent

Après un petit arrêt à Gythion qui fut en son temps le port de Sparte. Pour les romantiques ce fut en cet endroit que Pâris emmena LA Belle Hèlène après l'avoir enlevée (moi j'y ai emmené ma belle Josy !)

Au fur et à mesure des virolos nous parcourons "le Magne", une des plus belles régions du Péloponèse le long de la côte. Rocailles, montagnes pelées, villages aux étranges maisons carrées comme des tours de chateau.

On arrive en un endroit magique où un hotel est isolé au bord d'une large plage ventée

25 Mai : Marmari : journée de repos

Ce fut la journée des rencontres de retraités francophones. D'abord un couple de camping-carristes, de l'Ain, qui part plusieurs mois par an, tout fier de son immense camping-car avec "chambre à coucher où on peut faire le tour du lit", nous a invité à boire un café dans son immense roulotte de luxe. Ensuite des skippers, un couple de Valence en goguette depuis 5 ans sur son petit voilier (avec quand même un retour à la maison 4 mois par an), partis faire le tour du Péloponèse pour trouver la maison de leur rêve. Puis pour finir deux vieilles dames de Genève, dont une nous a dit que son mari était resté à Genève pour (sans rire) "planter des patates". Avec Josy on a pensé la même chose : ce doit être une variété de "patate" aux yeux bleus ou bien...

Parlons-en de cette journée de repos : ça devait être plage et compagnie. On a eu la compagnie mais pas la plage à cause du vent un peu fort. A la place, ballade pédestre à Porto Kagio, puis au Cap Ténaro, la pointe extrème Sud du Péloponèse, grosso merdo 17 km. Et évidemment quand il y a du vent c'est toujours à la fin de la journée qu'on l'a de face.

26 Mai : Marmari - Koroni

Km parcourus : 172 (Total 1283) température : environ 25°

Température idéale pour le motard sur un parcours sinueux et viroleux à souhait le long de la côte de la région magnifique du Magne. Les villages sont reconstruits suivant le code ancien des maisons à tours carrées où les anciens clans vendettaient à qui mieux mieux.

27 Mai : Koroni - Olympie

Km parcourus : 151 (Total 1434) température : environ 23°

28 Mai : Olympie : visite du site archéologique

Bien que le réveil ait sonné à 7H30, on arrive benoitement sur le site vers 9H30. Et c'est la ruée des touristes déversés par les bus affrétés par les croisièristes Costa ou MSC. Damned ! Faut attendre vers midi que les hordes repartent.

Les historiens pensent que les Jeux ont débuté en 776 av JC, ils ont perduré jusqu'en 393 ap JC, date des derniers Jeux. Puis ils furent définivement interdits et en 426 l'empereur chrétien Théodose II ordonna la destruction d'Olympie. C'est le 23 Juin 1894 que Pierre de Coubertin fit adopter par des délégués du monde entier le rétablissement des Jeux. Toutefois avec certaines règles : pas de femme et pas de publicité.

Des amateurs les athlètes antiques ? Non ils étaient de quasi-professionnels. Le vainqueur recevait une couronne de laurier, une branche de palmier, mais au retour dans la cité qu'il représentait, il était comblé de cadeaux et d'argent.

Les guerres intestines des grecs s'arrêtaient au moment des Jeux. Les athlètes étaient nus, les Jeux comportaient une dizaine d'épreuves comme par exemple une course en tenue de combat, le lancer de disque (20cm de diamètre et plus de 5kg), des combats dont le pancrace très brutal pouvant aller jusqu'à la mise à mort de l'adversaire (mais interdit de mettre les doigts dans les yeux).

Deux compétiteurs devant le temple de Zeus.

Une classe grecque au stade olympique.

Au stade, la ligne de départ

La sortie du stade des sportifs Costa

Sans commentaire...

Les fouilles continuent avec acharnement...

Retour