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Macédoine

2 Juin : Makrinista - Litohoro

Km parcourus : 191 (Total 2218), température fraiche

Le trajet commence par des routes rectilignes sur plusieurs dizaines de kilomètres dans une grande plaine céréalière et des vergers d'amandiers (Josy est contente, ça ne tourne plus). A l'approche du massif de l'Olympe le GPS nous sort encore un cafouillage dont il a le secret avec des routes en cul de sac, mais on finit quand même par en trouver une pour rejoindre Larissa. Après l'ascension à 1100m sur une route constellée de bouses de vaches et de crottes de chèvre, troupeaux gardés par des chiens qui aboient à notre passage, on débouche dans une curieuse plaine d'altitude cultivée où niche un petit village. Repas de midi, comme d'habitude une salade grecque, cette fois en compagnie d'agriculteurs qui enquillent les ouzos de l'apéro du dimanche. Pour redescendre sur la côte, la route devient plus dégradée, sans asphalte par endroit, des trous, des éboulements rocheux et une végétation qui déborde sur la chaussée. On est recompensé de notre effort par une vue magnifique de la côte. A nouveau nous sommes "bloqués", cette fois par une procession de sauterelles qui chemine sur la route, et une tortue nous fait coucou en passant. On arrive rapidement à Litohoro, petit village au pied du mont Olympe.

La maison d'hôtes à Makrinista, et la végétation sur la route

3 Juin : Litohoro, rando au Mont Olympe

Beau temps, un peu nuageux sur les sommets, température 15° à 1100m, 25° à Litohoro à 320 m.

Le mont Olympe est la plus haute montagne de Grèce, avec un sommet le Mytikas à 2 917 mètres.

Litohoro au pied de l'Olympe dissimulé par les nuages

Comme on est pas trop équipé pour randonner en haute altitude l'idée était d'aller chatouiller les doigts de pieds à Zeus. Donc on l'a joué facile avec un transport en taxi au premier refuge à 1100m (route carossable), puis un retour à pieds jusqu'à Litohoro en suivant le canyon de la rivière Enippéas. Six heures de marche tout de même, par un sentier bien entretenu qui grimpouille puis dégringole au flanc des parois des gorges et enjambe la rivière par de chouettes petits ponts, et au bout de la ballade "plein les quinets" comme disait mamy Jacqueline.

A 1100m, la préparation des chevaux pour le ravitaillement des refuges (on suppose).

La descente dans les gorges avec le Mytikas au fond à gauche.

Cherchez la grenouille...

4 Juin : Litohoro - Vergina

Km parcourus : 65 (Total 2283), température 17-28°, orageux sur le massif, un peu de pluie en arrivant

kiwiiers, cultures, mont Olympe à l'horizon, habituelle tortue (est-ce toujours la même ?) et troupeaux de chèvres et moutons qui traversent la route.

5 Juin : Vergina, visite du musée d'Aigai

Vergina se situe à l'endroit de l'antique ville d'Aigai qui était la première capitale du royaume de Macédoine (env 350 av JC). Le musée souterrain a été construit en reprenant la forme du tumulus où ont été découvertes plusieurs tombes dont celle du roi Philippe II de Macédoine (382 - 336 av JC), père de Alexandre III (dit Alexandre le Grand).

Que d'émotion pour Manolis Andronikos, grand archéologue grec, quand il découvrit cette tombe en 1977. Il y a trouvé deux jambières en bronze de taille diffèrente, ce qui implique qu'elles appartenaient à un boiteux et en plus le crâne présentait un traumatisme osseux. Or on savait d'après des témoignages de l'époque du roi Philippe II qu'il avait été blessé à plusieurs reprises (perte de l'usage d'une main, d'une jambe et d'un oeil : ça rigolait pas en ce temps là). La tombe de Philippe II était inviolée et contenait les attributs royaux : armes du roi, bijoux de la reine, leurs ossements brûlés, chacun dans une caissette en or surmontée de leur couronne en or, et tout le toutim (vêtements d'apparat, vaisselles de banquet en argent, nourritures etc.), car on croyait fermement à une autre vie après la mort.

En se balladant autour du site on rencontre le conservateur des fouilles qui nous en dit un plus : une partie seulement de la nécropole a été découverte, le village de Aigès est encore totalement enfouit sous la terre. Malheureusement il manque d'argent pour continuer les recherches.

La tombe de Philippe II dans le musée (photo illicite) et une tombe en restauration à l'extérieur

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